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Actualités

Bruxelles, Belgique – juillet 2026 — La Commission européenne a accordé son patronage officiel à Climate Impulse, reconnaissant l’adéquation du projet avec l’agenda européen en matière de climat, d’innovation et de souveraineté. Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de la Commission européenne, a salué le projet comme une illustration de l’ingéniosité européenne, tandis que Bertrand Piccard a accueilli ce soutien comme le signe de la confiance de l’Europe dans l’innovation, moteur d’une croissance durable et du progrès environnemental.

Aventure scientifique

Notre Vision Directrice :
un monde propre et efficient

Ce vol historique prévu en 2030 se veut un porte-drapeau pour l’action climatique, montrant comment des solutions efficientes peuvent mettre le monde sur une voie plus durable. Cette aventure ne sera possible que grâce à une vision partagée et au pouvoir de la coopération: chaque membre de l’équipe, chaque homme et chaque femme, des ingénieurs aux météorologues en passant par les mécaniciens, apportant sa propre expérience de l’innovation, de l’esprit pionnier et remettant en question ses certitudes pour alimenter une grande aventure inédite.

“Des solutions efficientes peuvent rassembler les citoyens, les défenseurs de l’environnement, les dirigeants politiques et les chefs d’entreprise, et permettre de passer du sacrifice et de la peur à l’enthousiasme et à l’action”

Bertrand Piccard
Shadow of Climate Impulse over the farming fields, aerial view
Exploration
Aerial view of a road in the desert

La réussite de ce projet ouvrira la voie à une mobilité aérienne durable et plus responsable.

“Plus qu’un tour du monde avec un avion à hydrogène, Climate Impulse explorera de nouvelles façons de penser et d’agir pour promouvoir une meilleure qualité de vie.”

Bertrand Piccard

“Le principal défi technologique consiste à construire un avion autour de deux réservoirs d’hydrogène liquide maintenus à -253°C, alimentant des moteurs électriques par l’intermédiaire de piles à combustible.”

Raphael Dinelli
Pilotes & Team

Tour du monde

Bertrand Piccard et Raphaël Dinelli s’associent pour démontrer que les solutions peuvent effectivement faire évoluer notre monde vers un avenir plus durable.

Timeline
Partenaires

Partenaire principal

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Partenaire officiel

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Mission Supporters

Airbus Foundation, Axa, Bouygues, BNP Paribas, Schneider Electric Foundation, Région Grand Est, ADEO, Région Île de France

Le niveau Mission Supporters est réservé aux partenaires de la Fondation Solar Impulse

Intelligence collective

Climate Impulse rassemble des partenaires audacieux, unis par un engagement commun en faveur de l’innovation pour le développement durable.

Shadow of Climate Impulse over the ocean, aerial view
Niveau de sponsoring
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Actualités | 23 juillet 2026

Émissions de carbone et vols long-courriers : l'Europe ne doit pas rater son appel d'embarquement

Un avion ne décolle pas en supprimant la gravité. Il décolle en la maîtrisant. Il en va de même pour l’ETS, le système européen d’échange de quotas d’émission. On peut le considérer comme un poids supplémentaire imposé au transport aérien. Ou comme la force qui pousse tout un secteur à gagner en efficacité.En juillet prochain, la Commission européenne devrait dévoiler sa proposition concernant l’avenir de ce mécanisme. L’intégration des vols long-courriers — jusqu’à présent exemptés du SCEQE — dans son champ d’application divise la communauté aéronautique entre les défenseurs du statu quo et les acteurs, souvent les plus récents, qui réclament un signal fort en faveur de la décarbonisation du secteur.Nous sommes à la croisée des chemins ; deux trajectoires s’offrent à nous. Prenons un peu d’altitude pour les examiner.Si le transport aérien dans son ensemble est désormais soumis au SCEQE, les compagnies aériennes n’auront d’autre choix que de traquer toutes les sources de gaspillage. Chaque kilo de carburant économisé comptera double : il réduira non seulement leur facture énergétique, mais aussi le nombre de quotas de carbone qu’elles devront acheter. La marge d’amélioration est immense, car les solutions existent déjà : optimiser la consommation grâce à des outils comme SkyBreathe, remorquer les avions jusqu’à la piste à l’aide de remorqueurs électriques, brancher les avions sur le réseau électrique des aéroports plutôt que de faire tourner leurs moteurs auxiliaires, éviter les détours absurdes, généraliser les approches en descente continue, accélérer le renouvellement de la flotte avec les avions les plus économes en carburant… Des millions de litres de carburant sont déjà économisés de cette manière ; le système d’échange de quotas d’émission (ETS) leur confère la valeur économique qui leur manquait pour devenir la norme. Le carbone cesse d’être un simple coût : il devient une raison supplémentaire d’investir dans l’intelligence.À l’inverse, maintenir les vols long-courriers hors du SEQE apporterait un soulagement immédiat, mais risquerait surtout de repousser les transformations dont nous ne pouvons nous passer. Les compagnies aériennes resteraient dépendantes d’une variable qu’elles ne contrôlent pas : le prix et la disponibilité du pétrole. Elles continueraient à subir ses fluctuations pour alimenter un modèle d’un autre temps, au lieu de reprendre le contrôle de leurs coûts afin d’investir dans la compétitivité.L’histoire montre que l’innovation change le monde lorsqu’elle devient plus avantageuse que le statu quo. C’est précisément le rôle de règles du jeu bien conçues. Une part significative des recettes (estimée à près de 9 milliards d’euros par an) devrait donc être réinvestie dans le secteur aérien, afin d’accélérer les innovations mêmes qu’elle vise à encourager — en particulier les carburants durables (pour demain) et l’hydrogène vert (pour après-demain). Une politique publique est efficace lorsqu’elle transforme une contrainte en capacité d’agir.Alors oui, les billets long-courriers coûteront probablement plus cher pendant cette transition, mais ils resteraient infiniment moins chers qu’ils ne l’étaient il y a deux ou trois décennies. Ce surcoût révèle également une vérité longtemps passée sous silence : le prix d’un vol n’a jamais reflété son coût climatique. Ce signal nous amènera à nous interroger sur la nécessité de certains déplacements et sur la valeur que nous accordons à chaque voyage — et, surtout, il financera l’émergence d’une aviation propre. Comme toute grande transformation industrielle, la transition a un prix. L’illusion serait de croire que l’immobilisme n’en a aucun !L’avenir de l’aviation ne dépendra pas de notre capacité à voler moins — ce qui est certes souhaitable, mais irréaliste compte tenu des aspirations des pays émergents dans ce domaine. Il dépendra de notre capacité à voler infiniment mieux.Le défi n’est pas de choisir entre voler et protéger le climat. Il s’agit de faire en sorte que l’un rende enfin l’autre possible.Publié pour la première fois par Le Temps et La Tribune.

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Actualités | 13 mai 2026

La guerre en Iran nous fait parler des combustibles fossiles sans même évoquer le climat.

Par Bertrand Piccard et Monica FrassoniLa situation actuelle coûte à l'Europe 500 millions d'euros par jour en surcoût d'importation de combustibles fossiles. Et face à cette crise énergétique, comme à celles qui l'ont précédée, notre premier réflexe reste d'augmenter l'offre : chercher plus de gaz, plus de pétrole - ailleurs.C'est précisément là que réside l'erreur.Le véritable enjeu est de réduire une demande inutilement élevée, alimentée par une économie encore largement basée sur le gaspillage. L'Europe a besoin d'énergie, bien sûr, mais remplir une baignoire qui fuit n'a jamais été une stratégie intelligente.Chaque année, des centaines de milliards d'euros quittent le continent pour acheter du pétrole, du gaz et des combustibles fossiles qui finissent en fumée et en pollution. Ils ne font que compenser des pertes évitables chez nous. Tout cet argent ne profite ni à nos usines, ni à l'innovation, ni au pouvoir d'achat des ménages. Alors que les mêmes sommes investies dans des solutions efficaces et dans la production locale d'énergie renouvelable permettraient de créer des infrastructures capables d'économiser de l'énergie et de produire de l'électricité moins chère pour les décennies à venir.La véritable frontière énergétique de l'Europe ne se situe pas dans des détroits lointains ou au bout de pipelines. Elle se trouve dans nos bâtiments mal isolés, nos moteurs à combustion obsolètes, nos réseaux rigides, nos pics de consommation mal gérés et la chaleur perdue de nos usines. C'est aussi dans les factures exorbitantes que des millions de ménages peinent à payer.Il faut donc inverser la logique : moins de course à l'offre, plus de gestion de la demande. Mais le défi va au-delà de l'énergie.Il s'agit en fait d'un principe beaucoup plus large : faire mieux avec moins.L'efficacité énergétique en est la première pierre. Elle annonce un nouveau modèle économique, fondé sur l'optimisation des ressources et la création de valeur plutôt que sur l'accumulation de volumes. Pour le climat comme pour la souveraineté, pour la compétitivité comme pour la qualité de vie, le vrai défi n'est plus de produire toujours plus. Mais de produire mieux. Une façon de mettre dans le même sens les écologistes et les industriels, les partis de gauche et de droite !L'efficacité peut - et doit - devenir le fondement d'un nouveau paradigme : une économie axée sur la qualité dans laquelle nous payons un peu plus pour des produits qui durent plus longtemps - et où, en fin de compte, nous achetons moins. Une économie où la performance est mesurée par la valeur créée, et non par les quantités produites. Où les marges bénéficiaires comptent plus que le chiffre d'affaires. Une économie où l'on produit mieux plutôt que toujours plus.Une précision s'impose : l'efficacité n'est pas une frugalité punitive. Il ne s'agit pas de se priver, même si la remise en cause de nos habitudes est aussi souhaitable que bénéfique. L'efficacité, c'est avant tout éliminer les gaspillages sans attendre que chacun change son mode de vie. C'est produire mieux avec moins, en utilisant pleinement la numérisation et l'électrification.Cela signifie des pompes à chaleur performantes, des moteurs électriques, des logiciels d'optimisation, du stockage d'énergie, de la récupération de chaleur, des bâtiments intelligents, des matériaux performants et une gestion des réseaux en temps réel. Bref, l'intelligence appliquée à l'énergie.L'Europe n'est pas sans ressources : elle est déjà un leader mondial dans les technologies de l'efficacité énergétique, un secteur qui génère 150 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel et soutient 1,2 million d'emplois locaux à travers le continent. La situation actuelle doit être un tournant pour l'émergence de véritables champions européens dans ce domaine.Tant que le chauffage, les transports et l'industrie resteront dépendants des énergies fossiles, l'Europe restera vulnérable. A l'inverse, l'efficacité, couplée à l'électrification et au déploiement des énergies renouvelables, permettra à l'Europe de faire circuler des électrons produits chez elle, plutôt que de brûler des molécules venues de l'autre bout du monde : un levier direct de souveraineté.Chaque chaudière inefficace remplacée, chaque bâtiment rénové, chaque usine modernisée, chaque véhicule électrifié est donc une micro-victoire stratégique. Mises bout à bout, ces micro-victoires peuvent devenir une force continentale.Une crise est paralysante quand on la subit, mais elle devient une aventure quand on décide de l'utiliser pour évoluer, pour en comprendre les mécanismes et pour y répondre avec audace. Et si, plutôt qu'une menace, la situation actuelle était une opportunité historique de nous libérer de nos dépendances, de restaurer notre souveraineté et de réinventer notre compétitivité - de basculer vers un nouveau paradigme ?Publié pour la première fois par La Tribune, Le Temps, La Libre et EFE Verde, et Domani.

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Actualités | 7 mai 2026

Nous brûlons notre avenir pour alimenter le présent

Combien de guerres faudra-t-il encore avant de repenser véritablement notre bouquet énergétique ?L'Ukraine hier, le Moyen-Orient aujourd'hui - et demain ? À chaque crise, les prix s'envolent, les dépendances sont mises à nu et nos certitudes vacillent. Pourtant, une fois l'urgence passée, nous oublions que ce sont les combustibles fossiles, et non les énergies renouvelables, qui sont dangereusement intermittents, peu fiables et coûteux. Comme si rien n'allait changer.Pire encore, certaines évolutions récentes vont totalement à l'encontre de ce qu'exige la situation. Il y a quelques jours, le ministre allemand de l'économie et de l'énergie, s'exprimant lors d'une conférence sur les énergies fossiles outre-Atlantique, a appelé l'UE à revoir à la baisse ses ambitions climatiques au nom de la compétitivité. Dans le même temps, l'administration Trump a contraint TotalEnergies à abandonner des projets éoliens offshore aux États-Unis en échange d'un milliard de dollars, conditionné à des investissements équivalents dans des projets gaziers et pétroliers.Ces évolutions ne sont pas anodines : elles traduisent des erreurs stratégiques extrêmement graves, au moment même où le détroit d'Ormuz se referme.Chaque jour, nous nous efforçons d'importer des combustibles fossiles. Et que reste-t-il à la fin de la journée ? Du CO2 dans l'atmosphère, de la fumée dans nos villes et une dépendance accrue. Comme si nous brûlions notre avenir pour alimenter le présent.A l'inverse, lorsque nous importons des panneaux solaires, des éoliennes ou construisons des réseaux intelligents - même si leur fabrication dépend encore aujourd'hui de la Chine - nous n'achetons pas une ressource qui va disparaître : nous investissons dans des infrastructures qui produiront de l'énergie propre pendant trente ou quarante ans, et surtout, à un coût bien moindre. Une fois installées et créatrices d'emplois locaux, elles travaillent pour nous - sans jamais nous envoyer de facture géopolitique. Elles sont un levier de souveraineté et de compétitivité.Mais soyons clairs : les énergies renouvelables ne suffiront pas à elles seules à répondre à la demande mondiale croissante. La clé, en parallèle - et au risque de me répéter - est l'efficacité énergétique : faire plus avec moins. L'énergie la moins chère est celle que nous ne consommons pas. Rénover, optimiser, moderniser, c'est réduire immédiatement notre dépendance sans sacrifier le confort ou la création de valeur.Dans cette transition, il faut aussi sortir des postures. Pour de nombreux pays, le nucléaire est une étape nécessaire : une source d'énergie contrôlable, faiblement carbonée et capable d'assurer la stabilité du système. A condition d'investir pleinement dans la sécurité et la recherche, notamment en matière de gestion des déchets.Pourtant, nos choix budgétaires racontent une toute autre histoire. Le paradoxe est frappant : alors que les énergies fossiles polluent, créent des dépendances et sont par nature limitées - les réserves de pétrole se mesurent en décennies - nous continuons à les subventionner à hauteur de plus de 1 300 milliards de dollars par an - dont près de 60 milliards en Europe - selon le FMI !Réorientons ces ressources : vers les énergies renouvelables, vers l'efficacité, vers l'innovation - hydrogène, stockage, réseaux intelligents - et vers la recherche nucléaire. Investissons dans ce qui nous rend autosuffisants, pas dans ce qui nous rend vulnérables.La fin des combustibles fossiles n'est pas une contrainte. C'est un triomphe. Ce choix est loin d'être seulement écologique. Il est stratégique. Il est existentiel.Publié pour la première fois par EFE Verde, Le Matin Dimanche, Investir (LesEchos), La Repubblica (Green&Blue).